Aliments vitamine D : la liste pour reprendre votre santé en main

Aliments vitamine D : la liste pour reprendre votre santé en main

Vous cherchez une liste fiable d’aliments riches en vitamine D ? Vous êtes au bon endroit. Voici d’abord le tableau des meilleures sources alimentaires. Un point essentiel à garder en tête : l’alimentation seule ne couvre presque jamais tous vos besoins. Nous vous expliquons pourquoi. Nous détaillons aussi ce qu’il est utile de savoir en complément, surtout si vous avez 40 ans ou plus.

Le tableau des aliments les plus riches en vitamine D

Cette liste s’appuie sur la table Ciqual, la base de données de référence gérée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES). Les teneurs sont exprimées en microgrammes (µg) pour 100 g d’aliment.

AlimentTeneur en vitamine D (µg / 100 g)
Huile de foie de morueenviron 250 µg
Foie de morue (en conserve)environ 54 µg
Hareng fumé ou grillé15 à 22 µg
Truite saumonée11 à 19 µg
Sardines (en conserve)12 à 14 µg
Saumon cuit8 à 13 µg
Maquereau8 à 12 µg
Champignons exposés aux UVtrès variable selon le produit
Jaune d’œuf2 à 3 µg
Produits laitiers enrichis, margarines enrichiesvariable selon la marque

À titre de repère, l’ANSES recommande un apport quotidien de 15 µg par jour pour un adulte, soit 600 UI. Une seule portion de poisson gras peut donc couvrir largement ce besoin sur une journée.

Les poissons gras, la meilleure source alimentaire

Sans surprise, ce sont les poissons gras qui dominent largement ce classement. Le foie de morue et son huile arrivent en tête. Ils restent toutefois peu consommés au quotidien, en dehors d’une cure ponctuelle. Pour une alimentation courante, le hareng, la truite saumonée, la sardine, le saumon et le maquereau constituent les meilleures options. Ces poissons accumulent la vitamine D à partir du plancton dont ils se nourrissent. Ils la stockent ensuite dans leurs tissus gras et dans leur foie.

Un détail mérite d’être connu : le saumon sauvage contient en moyenne bien plus de vitamine D que le saumon d’élevage. Son alimentation naturelle, plus riche en précurseurs de vitamine D, explique cet écart. Ce n’est pas toujours vérifiable sur l’étiquette, mais cela peut orienter votre choix quand l’origine est précisée.

Œufs, foie et champignons : les autres sources à connaître

En dehors des poissons, le jaune d’œuf apporte une quantité plus modeste de vitamine D. Elle reste non négligeable si vous en consommez régulièrement. Le foie, notamment de veau ou de volaille, en contient également, en quantité plus variable.

Les champignons occupent une place à part. La majorité des sources animales apportent de la vitamine D3. Les champignons exposés aux UV pendant leur culture fournissent, eux, de la vitamine D2. C’est une option intéressante pour les régimes végétariens. Sa teneur varie néanmoins beaucoup selon l’espèce et la méthode de culture. Enfin, en France, certains produits sont enrichis artificiellement en vitamine D : laits, certains produits laitiers, margarines, ou céréales. Ce n’est pas une source naturelle à proprement parler, mais cela reste un appoint utile dans une alimentation variée.

Pourquoi l’alimentation seule ne suffit presque jamais

Voici le point le plus important à retenir, même si vous êtes venue avant tout pour la liste des aliments. En pratique, l’alimentation ne couvre qu’une petite partie de vos besoins en vitamine D. L’alimentation des Français n’apporte en moyenne que 2 à 4 µg de vitamine D par jour. C’est très loin des 15 µg recommandés par l’ANSES. Ce n’est pas une question de mauvaise alimentation. C’est simplement que très peu d’aliments en contiennent des quantités significatives, en dehors des poissons gras consommés régulièrement.

Cette situation n’est pas anecdotique. Selon l’ANSES, plus de 70 % des adultes français présentaient une insuffisance d’apport en vitamine D en 2019. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’agence recommande, entre autres mesures, l’enrichissement de certaines denrées alimentaires.

Le soleil, source principale de vitamine D

Contrairement à la plupart des vitamines, la vitamine D n’est pas obtenue en majorité par l’alimentation. Elle est synthétisée par la peau, sous l’effet des rayons UVB du soleil. C’est pourquoi les recommandations générales insistent sur une exposition modérée et régulière. On parle d’environ 15 minutes par jour, bras et jambes découverts si possible, sans protection solaire, au printemps et en été. En automne et en hiver, cette synthèse cutanée diminue fortement en France. L’ensoleillement plus faible et la nécessité de se couvrir davantage en sont la cause.

C’est justement cette combinaison qui pose problème : un ensoleillement insuffisant une bonne partie de l’année, et une alimentation qui ne couvre qu’une fraction des besoins. Elle explique pourquoi la carence en vitamine D reste si fréquente, y compris chez des femmes qui mangent par ailleurs de façon équilibrée.

Faut-il se supplémenter en vitamine D ?

Face à ce constat, la supplémentation en vitamine D est une option souvent envisagée. C’est notamment le cas en automne et en hiver, ou en présence de facteurs de risque : faible exposition au soleil, peau plus foncée, âge avancé, antécédents d’ostéoporose. Ce n’est cependant pas une démarche à improviser seule.

Une prise de sang permet, si besoin, de vérifier votre taux de vitamine D avant d’envisager une supplémentation adaptée. Les dosages recommandés varient sensiblement selon les situations. Un surdosage prolongé peut par ailleurs entraîner des effets indésirables, notamment un excès de calcium dans le sang. Le Vidal rappelle d’ailleurs l’importance d’un suivi médical adapté pour ce type de supplémentation. Parlez-en avec votre médecin ou votre pharmacien, plutôt que de choisir seule un dosage sur internet.

Pourquoi cette vitamine mérite une attention particulière après 40 ans

À partir de 40 ans, et plus encore après la ménopause, la vitamine D prend une importance particulière. Elle participe à l’absorption du calcium. Ce minéral joue un rôle de plus en plus central pour la solidité des os, à mesure que la protection naturellement assurée par les œstrogènes s’amenuise. Nous détaillons ce mécanisme, ainsi que l’ensemble des effets de la baisse hormonale sur l’organisme, dans notre article sur les conséquences de la ménopause sur l’organisme.

Vous ressentez déjà des changements liés à cette période de transition ? Nos articles sur les symptômes de la périménopause et les symptômes de la ménopause vous donneront une vision plus complète de cette étape de vie.

FAQ

Quel est l’aliment le plus riche en vitamine D ?

L’huile de foie de morue arrive largement en tête, suivie du foie de morue lui-même. Pour une consommation courante, le hareng fumé et la truite saumonée sont parmi les meilleures sources.

Les fruits et légumes contiennent-ils de la vitamine D ?

Non, ou de façon négligeable. La vitamine D se trouve presque exclusivement dans les produits d’origine animale : poissons gras, œufs, foie. Certains champignons exposés aux UV en contiennent aussi.

Peut-on couvrir ses besoins en vitamine D uniquement par l’alimentation ?

C’est difficile en pratique, même avec une alimentation attentive. Il faudrait consommer du poisson gras presque quotidiennement pour approcher les apports recommandés. C’est pourquoi l’exposition solaire, et parfois la supplémentation, restent des leviers importants.

La cuisson détruit-elle la vitamine D des aliments ?

Une partie peut effectivement se perdre à haute température. Privilégier des cuissons douces, comme la vapeur ou un pochage court, aide à mieux préserver cette vitamine dans les aliments qui en contiennent.

Ce qu’il faut retenir

  • Les poissons gras (hareng, truite saumonée, sardine, saumon, maquereau) sont, de loin, les meilleures sources alimentaires de vitamine D.
  • L’alimentation ne couvre en moyenne qu’une petite partie des besoins quotidiens. Le soleil reste la source principale pour la majorité des gens.
  • Plus de 70 % des adultes français présentent une insuffisance d’apport en vitamine D, selon l’ANSES.
  • Une supplémentation est parfois utile, notamment en hiver ou après 40 ans. Elle se décide toutefois avec un professionnel de santé, idéalement après une prise de sang.

Sources : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ; Table de composition nutritionnelle Ciqual.

Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale. Si vous avez un doute sur vos apports ou votre taux de vitamine D, parlez-en à votre médecin.